Les Récits de l’Artocarpe à Samana 

Les Récits de l’Artocarpe à Samana

Pour commencer 2018,

Samana participe à la performance de Joelle Ferly.

Via un circuit autour de la Guadeloupe, elle nous propose d’écouter ses bornes sonores qui nous racontent des histoires locales avec l’arbre à pain, « l’artocarpe » comme témoin. à suivre comme une aventure…:-)

Note d’intention aux artistes ou bien…?-)<<

de l’importance de ce lieu, comme source même d’inspiration… 

 

Cela fait 5 ans que Julieth Mars Toussaint et moi-même vivons le Gros Morne et sa vieille habitation en bois… Il faut bien ce temps-là pour apprivoiser l’âme d’un endroit. Au fil des rencontres, nous avons pris conscience de sa force et nous avons décidé d’ouvrir ce lieu à d’autres artistes.

Un jour, je vois Philippe M. qui habite là depuis plus de 30 ans, perdu dans ses pensées devant la sculpture de Jean Marc Hunt, « Mains au ciel ». Je m’approche de lui et lui demande ce qu’il pense de ces mains rouges qui sortent du sol et s’élancent vers le ciel. Il prend son temps et me répond sérieusement : – Si tu savais tous ceux qui sont passés par là… Et comme il ne voulait pas m’en dire plus, il a abrégé en riant.

C’est là que j’ai pris conscience que notre Gros Morne était à la croisée de chemins secrets – entre Les Plaines et La trace des contrebandiers, Acomat et Morne à Louis aux Mamelles. De par sa localisation, le lieu prenait une autre dimension.

 

Toute une histoire re-visitée avec un autre point de vue, celui de la dignité et de la rédemption, de l’entraide et de la solidarité.

 

Tout à coup, entre la ville et le noman’s land de la forêt profonde, cette vieille caféière du XVIIIème trop précaire et trop reculée pour perdurer longtemps après 1848, a du devenir un refuge, une sorte d’auberge « espagnole » à la nature qui protège et nourrit.

Là, on se posait et on se préparait avant de descendre à Pointe Noire.

 

J’imagine le chasseur-braconnier devenir boucanier et tanneur de peaux de racon. Les cueilleurs de café ou de cacao, et ceux de fleurs ornementales des forêts – anthurium, alpinia, rose de porcelaine, déposent leur charge et rejoignent la bande des bucherons, scieurs de long et tailleur d’aissantes qui font la pause, en se racontant les nouvelles. Des tonneaux, des sacs pleins et quelques cages d’oiseleurs, chasseurs de tourterelles et de perroquets, attendent un départ imminent  à dos d’ânes.

 

Le commerce à Pointe Noire était florissant et des plus « exotiques », début XVIIIème.

Et même quand le contexte politique et économique a changé, l’isolement aidant, l’esprit et les habitudes de comportement sont restés. Comme l’a raconté Marthélius Ladine, historien de Pointe Noire : « L’histoire atteste en effet qu’à plusieurs reprises les pontis-neris ont largement manifesté leur farouche ténacité à ne pas faire comme les autres, quand bien même ils iraient dans le sens contraire au vent de l’histoire ». http://www.atout-guadeloupe.com/Pointe-Noire-paradis-des-colons-et-enfers-des-negres-chapitre-7_a904.html

 

Et puis, Pointe Noire a été la ville la plus enclavée de l’île jusqu’à l’ouverture de la Route de la Traversée en 1967.

Aujourd’hui encore, c’est souvent un cul-de-sac dès lors que cette route est coupée, comme elle l’a été après le cyclone Maria.

Aujourd’hui, cela nous ramène à la nécessité de valoriser cette oasis de nature protectrice et nourricière, comme symbole d’indépendance de pensée. Ces histoires d’anciens qui se racontent parfois au détour de conversations, nous ramènent à la notion de marge et de culture souterraine.

Elles pourraient être pour les artistes une source d’inspiration et (ou) une métaphore pour raconter des histoires d’ici ou d’ailleurs.

« Des arbres au seuil du monde bourgeonnant de chants vifs », c’est le titre magnifique et prometteur de la sculpture de Jymmi Anjoure Apourou, réalisée lors de la première résidence à Samana et mise en place en août dernier.

A votre belle imagination ! /…

le 15 octobre 2017, Cristine Asperti

Journées Européennes du Patrimoine 2017


Les 16 et 17 septembre 2017

Exposition à Samana

Entre les cyclones Irma et Maria…

Une quarantaine de personnes sont passées nous visiter malgré les alertes météo constantes.

Mais ce week-end là, il a fait beau, très beau et les visiteurs, courageux, ont été amicaux et chaleureux.

Cette année, la nouvelle sculpture que Jymmi Anjoure Apourou réalisée pour Samana en juillet dernier, est scellée en haut du verger…

Pour ce week-end, Julieth a invité Joëlle Ferly et Jean Marc Hunt à présenter leurs derniers travaux, en prise directe avec l’ambiance  particulière.

Jean Marc Hunt en a trouvé le titre : « Le ciel est mon toit. »

Joëlle Ferly nous a présenté un performance : « L’art à tout prix? »

Julieth Mars Toussaint a pensé aux migrants avec sa série : « Ceuta »

Que d’émotions et de rencontres remarquables pour ce week-end en suspension…

Suite à une discussion entre artistes,

Joëlle Ferly a écrit  le texte, « L’art à tout prix? »

qu’elle a performé en exclusivité pour Samana.

Un moment de grâce que nous retrouvons sur les vidéos qui suivent…

Merci Jo .:-)

Joëlle Ferly est artiste plasticienne , vidéaste et performeuse.

Elle est brillante et vit son art de tout son être.

Retrouvez-la sur son site :

http://www.artocarpe.net

Bientôt elle reviendra à Samana

nous raconter « Les Récits de l’Artocarpe« 

à travers une de ses « Bornes Sonores ».

Nous l’attendons avec impatience !

 

Hèlène et Nicolas se sont rencontrés pendant le tournage de Meurtre au Paradis, S6E2.

Ils étaient tous les deux figurants et on les a placé là, pour un plan. Depuis ils ne se sont plus quittés.

Un an après, ils reviennent à l’occasion des portes ouvertes du patrimoine.

Extrêmement émus, ils ont découvert que là où ils se sont rencontrés, il y avait une sculpture, celle de Jymmi Anjoure Apourou.

« Des arbres au seuil du monde bourgeonnant de chants vifs. »

Tout un poème en perpective… à suivre..:-)

La sculpture de Jymmi Anjoure Apourou

 

Juillet 2017

Jymmi Anjoure Apourou est notre 1er résident.

Il fait découvrir sa sculpture à Julieth. Elle a été posé en août à Samana. Son titre augure d’un printemps prolixe :

« Des arbres au seuil du monde bourgeonnant de chants vifs. »

 

 

La fête d’inauguration de la pose de la sculpture est fixé au moment de la promotion de son 3ème livre en Guadeloupe : « ZingZingParadis »

à suivre …:-)))

 

En attendant, vous pouvez le retrouver interviewé par Daniel Picouly dans son émission »Page 19″ :

https://www.france.tv/france-o/page-19/155671-episode-21.html

Tournage Death In Paradise S6E2

Juin 2017

Samana devient décor pour un épisode de la série

Meurtre au Paradis

Death In Paradise

Saison 6

10 jours au coeur de la construction d’une fiction.

Une plongée romanesque de l’autre côté du mirroir

et de doux moments d’échanges

avec une centaine de personnes,

équipe de techniciens franco-anglais

et figurants de la région.

10 jours de bonheur !

« Mains au ciel » de Jean Marc Hunt

le 9 août 2015

pose de la sculpture de Jean Marc Hunt à Samana.

Si

Les Mains au ciel

de

Jean-Marc Hunt

se retrouvent là, c’est que leur place est là, depuis toujours, à la source.

 

Toute de carrés de fer soudés, toute tendrement rougeoyante, ces mains sorties de l’herbue du Gros Morne nous saluent au loin et incidemment nous interpellent sur la mémoire de cette région longtemps isolée. 

C’est ainsi que Samana s’est trouvé connecté au lieu !-)

Chronique d’ARTBEMAO2010

CHRONIQUE DES ARTISTES ARTBEMAO 2010

Cette chronique informelle et intemporelle est un superbe voyage dans le monde des artistes et de l’art.

Elle est fondatrice pour Samana…

discussions débridées – improvisation totale – rencontres avec des personnalités remarquables

Une expèrience initiatique sans précédent et totalement motivante, pour moi qui est passée tant de temps avec ces films et donc ces humanités qui les habitent.

Bonne projection ! (un peu plus d’une heure en tout de HD) .:-)

 

 

Pour Julieth et moi, l’aventure Guadeloupe a commencé par 2 expositions de Julieth Mars Toussaint,  BACK TO CLASSICISM  à L’Atrium de Fort de France (Martinique) et  ARTBEMAO 2010 », manifestation internationale d’art contemporain à Baie-Mahault (Guadeloupe).

Le thème de cette dernière était LE DESEQUILIBRE.

Au coeur de l’équipe comme accompagnatrice avec Elodie-Anne Telemaque, j’ai sorti ma petite caméra qui ne me quitte que rarement et j’ai filmé chaque jour autant que mes batteries me le permettaient. Elodie-Anne animait les rencontres.

Les artistes se sont prêtés au jeu avec une telle intelligence que, sans projet de diffusion, j’ai monté la chronique qui suit.

Cet ensemble impromptu est une magnifique reflexion sur les questions fondamentales de l’art aujourd’hui.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir ces personnalités remarquables que j’en ai eu à recueillir leurs propos.

Très grand merci à eux.

Cet ensemble prend tout naturellement sa place, là, pour introduire la quête artistique à Samana.

Cristine Asperti

CHRONIQUE DES ARTISTES ARTBEMAO 2010

interview  Elodie-Anne Telemaque

filmage/montage  Cristine Asperti

– 1 –

(13’08)

Les artistes invités se retrouvent entre eux à la terrasse de leur hotel. Elodie-Anne et moi avons déjà installé notre duo mais l’improvisation est totale. Jimmy lance le ton et les réflexions s’engagent autour du thème de la manifestation, LE DESEQUILIBRE. Elodie a néanmoins des questions précises…

Jimmy Apourou, artiste peintre, poête, écrivain
Julieth Mars Toussaint, artiste peintre
Ernest Duku, artiste plasticien
Raymond Medelice, artiste peintre, vidéaste

– 2 –

(29’02)

Le lendemain, nous buvons les paroles du maitre, Hervé Telemaque. Interviewé par sa fille, c’est un magnifique moment d’anthologie de l’art. Il nous raconte avec beaucoup de détails son parcours et son histoire de l’art.

 A son tour, André Rouillé nous offre  un magnifique résumé des grands moments de l’art du XXème siècle pour tenter de « comprendre le langage de l’art d’aujourd’hui ».

Jean-Marc Hunt, artiste et commissaire ArtBemao
Hervé Telemaque, artiste invité d’honneur d’Artbemao
André Rouillé, critique d’art, www.artparis.fr

– 3 –

(17’23)

Après une rencontre sympathique avec Douchka, un visiteur qui lui aussi nous apporte un éclairage intéressant sur le déséquilibre en cours… nous retrouvons Joëlle Ferly qui, avec passion, nous donne son éclairage sur l’évènement et l’art dans la Caraïbe. Un pur bonheur !

Joelle Ferly, artiste peintre, fondatrice de l’Artocarpe
Rencontre impromptu avec Joël Nankin, suite à son interview tv.

– 4 –

(11’51)

ITW d’Agnès et Charles dans un insupportable brouhaha mais c’est interressant et très touchant lorsque Charles fait son hommage à Joël Nankin. S’en suivent des moments de rencontres et de discussions.

Agnès Dahan, photographe
Charles Chulem, photographe
André Rouillé, critique d’art
Claire Tancons, critique d’art

– 5 –

 (24’21)

Nous nous fabriquons un plateau de fortune. Elodie-Anne a lancé des invitations. Les ITW s’enchainent. Joël Nankin nous parle de la difficulté de monter un événement en Guadeloupe. Jean-Charles Eustache distingue deux groupes d’artistes. Le discours d’Ary Chalus est encourageant. Et puis c’est la fête et d’autres ITW, plus centré sur le rôle du critique d’art, avec en particulier la présence émouvante de Samyel…

interviews :

Joël Nankin, artiste peintre
Jean-Charles Eustache, artiste peintre

extraits discours de clôture :

Jean-Marc Hunt, commissaire de l’expo
Ary Chalus,
maire de Baie-Mahault et prescripteur d’Artbemao

extraits de la soirée de clôture

interviews :

Sanmyel,   artiste peintre et performeur
Collectif Galvanize, perforateurs.

– 6 –

(11’29)

CHRONIQUE DES GENS ORDINAIRES

performance de Sanmyel

– 7 –

(4’58)

BONUS

Visites&Rencontres